« Palace Café » sélectionné parmi les finalistes du Prix des cinq continents de la Francophonie !

Prix
Foire internationale du livre de Francfort

L'Oiseau Indigo a l'immense plaisir de relayer l'article des éditions Tamyras concernant la nomination de « Palace Café » au Prix des cinq continents de la Francophonie.

« Il est parfois des nouvelles qui réjouissent le cœur et nourrissent l’esprit. Savoir qu’un des titres des éditions Tamyras est sélectionné dans la liste des finalistes d’un prix qui nous tient autant à cœur que celui des cinq continents va bien au-delà de la simple fierté d’un éditeur. Car ce prix, créé en 2001 par l’Organisation internationale de la Francophonie, est fédérateur. Il rassemble les francophones du monde, les adeptes de la langue française, les amoureux d’une culture qui résonne haut et fort, et tous les auteurs, éditeurs, lecteurs qui se délectent inlassablement des mots chantants, des métaphores subtiles, des images projetées et de toutes ces merveilles que peut contenir un livre. Un livre, un univers. Et Palace Café d’Anne Defraiteur Nicoleau pénètre d’une façon feutrée mais assurée dans le microcosme d’une ville aussi multiple et unique que Beyrouth.

Le Prix des cinq continents récompense chaque année depuis sa création un texte de fiction d’expression française. Cette année, plus de 122 œuvres ont été présentées aux représentants des comités de lecture et seules dix d’entre elles représentant huit pays ont été sélectionnées pour l’édition 2017 :

  • L’Amas Ardent de Yamen Manai(Tunisie) aux éditions Elyzad (Tunisie)
  • Apatride de Shumona Sinha (Inde) aux Editions de l’Olivier (France)
  • Avant que les ombres s’effacent de Louis Philippe Dalembert (Haïti) aux éditions Sabine Wespieser (France)
  • Bled de Tierno Monénembo(Guinée) aux éditions Seuil (France)
  • Palace Café d’Anne Defraiteur Nicoleau (Belgique) aux éditions Tamyras (Liban)
  • Rapatriés de Nehemy Pierre-Dahomey (Haïti) aux éditions Seuil (France)
  • La Sonate à Bridgetower d’Emmanuel Dongala (Congo) aux éditions Actes Sud (France)
  • Les Temps de la cruauté de Gary Victor (Haïti) aux éditions Philippe Rey (France)
  • Le Testament de nos corps de Catherine Lune Grayson (Canada-Québec) aux éditions Mémoire d’encrier (Canada)
  • Le Venin du Papillon d’Anna Moï (France-Vietnam) aux éditions Gallimard (France)
  • De l’avis des comités, « la moisson 2017 nous invite à lire des parcours de femmes et d’hommes qui, par leur force de caractère, par leur courage ou leur détermination, parviennent à se construire, au cœur de la violence de nos sociétés. Ce sont des tragédies qui nous révèlent la complexité de la nature humaine et ouvrent des horizons au-delà des époques et des frontières ».

    Le prix sera remis par Madame la Secrétaire générale de la Francophonie, le 11 octobre 2017 à l’occasion de « Francfort en français » dans le cadre de la Foire internationale du livre de Francfort (Allemagne) en présence du prestigieux jury international*, présidé par Paula Jacques (France-Égypte).

    Valant un montant de 10 000 euros, le Prix des cinq continents de la Francophonie permet de mettre en lumière des talents littéraires reflétant l’expression de la diversité culturelle et éditoriale en langue française sur les cinq continents et de les promouvoir sur la scène internationale.

    Rappelons que le Prix des cinq continents 2016 a été attribué à Fawzia Zouari pour son roman Le Corps de ma mère (Joëlle Losfeld).

    Publié en octobre 2016, Palace Café est bouleversant par sa clarté, sa clairvoyance et sa sensibilité. On se laisse porter par les mots d’Anne Defraiteur Nicoleau qui a su si bien, au cours de ces quatre années passées au Liban, nous comprendre. Et on s’en va. Dans un passé lointain, une réalité plus proche. Sur la corniche, à Tripoli et à Jezzine. Sur les traces d’Antoine, rentré au Liban après quinze ans d’exil, avec une valise trop lourde. Sur les traces de notre propre passé si difficile à dépasser. 
On dévore ce livre comme une catharsis ou comme une plongée douloureuse, c’est selon. Un travail nécessaire. Et un travail sous le prisme de la littérature qui incite à une réflexion qui devrait être le début d’un long processus de guérison. »